

Contrairement aux grandes métropoles, l’OPAC 71 se trouve dans une situation particulière : il dispose de logements vacants et doit rivaliser d’ingéniosité pour séduire et fidéliser ses locataires.
Pour Jean Quetu, DSI de l’OPAC, la digitalisation des processus est un levier clé :
"Nous avons une politique très active de digitalisation pour rendre notre offre plus attractive et améliorer l’efficacité de notre CRM."
Cependant, les récents changements réglementaires, comme la réduction des APL, ont réduit les ressources financières disponibles pour l’OPAC.
Face à ce contexte, il fallait innover rapidement, avec moins de moyens.
Dans cette situation, l’OPAC 71 a testé une nouvelle approche : développer une application mobile grâce à OutSystems, une plateforme Low-Code.
Initialement perçu comme une solution limitée, ce choix a surpris par son efficacité.
"Je considérais le Low-Code comme une sorte d’informatique du pauvre, utile pour des POC, mais insuffisant pour des projets en production. Aujourd’hui, ma vision a radicalement changé au vu des résultats obtenus," confie Jean Quetu.
L’application, destinée dans un premier temps aux agents et gardiens, vise à simplifier leurs tâches quotidiennes :
Pour relever ce défi, une équipe pluridisciplinaire a été mobilisée, avec un accompagnement hebdomadaire d’OutSystems pour soutenir les équipes métier, souvent novices en développement.
L’application, destinée dans un premier temps aux agents et gardiens, vise à simplifier leurs tâches quotidiennes :
Pour relever ce défi, une équipe pluridisciplinaire a été mobilisée, avec un accompagnement hebdomadaire d’OutSystems pour soutenir les équipes métier, souvent novices en développement.
Jean Quetu précise :
"Dans un cadre classique, ce projet aurait pris environ six mois pour produire une première version, sans compter les ajustements nécessaires après les retours des utilisateurs."
Le bilan est largement positif : les équipes de terrain gagnent en efficacité, et les informations remontent en temps réel grâce à une synchronisation rapide avec le SI.
"Avec cette application, nos agents passent moins de temps sur la saisie et plus de temps sur le terrain. C’est un vrai plus pour notre relation avec les locataires," explique le DSI.
Cependant, le projet a mis en lumière l’importance de l’accompagnement des utilisateurs.
Durant la phase de tests, un excès d’informations envoyées a submergé les agents. Les flux ont dû être repensés pour ne transmettre que les données nécessaires à chaque rôle.
"Finalement, le plus long dans ce projet n’a pas été le développement, mais bien l’accompagnement des équipes pour qu’elles s’approprient l’outil. Le succès d’une application repose sur son adoption par les utilisateurs," souligne Jean Quetu.
Fort de cette expérience, l’OPAC 71 envisage d’élargir l’usage de l’application :
Mais Jean Quetu reste prudent :
"La rapidité des outils Low-Code pourrait inciter à multiplier les projets. Il faut veiller à ne pas oublier l’essentiel : mesurer et garantir l’adhésion des utilisateurs."
En conclusion, cette initiative montre comment le Low-Code peut être un allié puissant pour les organisations confrontées à des contraintes fortes.
Il ne remplace pas une stratégie bien pensée, mais permet de la mettre en œuvre avec une agilité inégalée.
"Le numérique ne résout pas tout, mais il nous aide à renforcer notre présence sur le terrain, au service de nos locataires," conclut Jean Quetu.